Portrait
Si tu veux voir, ferme les yeux!
« Le problème dans la communication est que l’autre ne comprend pas que j’ai raison »
Cette phrase de Thomas d’Ansembourg me fait toujours sourire… parce qu’elle révèle avec beaucoup d’humour une réalité très humaine: nous sommes persuadés d’avoir raison parce que notre version des choses est la seule que nous connaissons et vivons. Pourtant, elle est façonnée par notre histoire, notre vécu, notre entourage, nos émotions et notre caractère. Ce que nous oublions souvent, c’est que le vécu de l’autre est différent. Nous voyons ses stratégies, mais pas toujours les besoins qui les motivent… et c’est là que naissent malentendus, tensions et frustrations.
Notre époque n’aide pas vraiment à ralentir ce réflexe. Nous vivons dans une société du « faire » où tout va vite et chaque minute doit être optimisée. Même nos conversations s’accélèrent: elles se limitent parfois à des émojis ou à quelques mots tapés à la va-vite, et notre vocabulaire s’appauvrit. On réagit avant de comprendre, on répond avant d’écouter, et rester avec la douleur ou l’inconfort de l’autre devient un vrai défi. Entre réseaux sociaux et pression du bonheur constant, l’ambiguïté et l’incertitude sont devenus presque intolérables.
Et pourtant, la vie relationnelle est tout sauf linéaire. Les désaccords existent, les sensibilités diffèrent, et les besoins ne coïncident pas toujours. Mais nous avons souvent tendance à abandonner trop vite face aux tensions et à juger, parfois même condamner les opinions divergentes.
Comme le rappelle Marshall B. Rosenberg, fondateur de la communication non-violente: « Tout conflit est l’expression tragique d’un besoin non-satisfait ». Percevoir ce besoin est l’un des plus grands défis que je connaisse, et pour y arriver, il faut parfois accepter une idée paradoxale: si tu veux avancer, ralentis!
Ralentir pour ressentir ce qui se passe à l’intérieur de soi
Ralentir pour écouter sans contredire ou réparer
Ralentir pour rester présent face à la douleur et la vulnérabilité de l’autre
Aujourd’hui, je suis convaincue qu’une communication authentique, bienveillante et consciente repose sur deux piliers essentiels : l’écoute et la connaissance de soi.
C’est dans cet esprit que j’anime des ateliers de communication et résolution de tensions: des espaces pour (re-)apprendre à écouter, à découvrir et exprimer ce qui nous traverse, et à rester en dialogue même quand c’est inconfortable.
Dans un monde qui nous pousse à accélérer et à simplifier, prendre le temps de se comprendre et d’accueillir la richesse de la complexité humaine est peut-être l’un des gestes les plus précieux que nous puissions poser aujourd’hui.
Au plaisir de vous rencontrer,
Diana
Mes formations
Communication Non Violente (CNV)
- Initiation I (2020)
- Initiation II (2021)
- Eduquer avec bienveillance (2021)
- Dépasser nos croyances limitantes (2021)
- La danse du dialogue dans les situations difficiles (2024)
Médiation de conflits
- S’initier à la médiation de conflits – hets Genève (2021)
- Médiation – formation de base – 120 h – Konstanzer Schule für Mediation (2022)
- Médiation familiale – 40 h – Konstanzer Schule für Mediation (2022)
Accompagnement dans le deuil
- Diplôme Européen d’étude clinique sur le deuil et l’accompagnement des personnes endeuillées – Fédération Européenne Vivre Son Deuil Suisse (16 journées en 2022-2023)
- Les hommes vivent-ils le deuil différemment que les femmes? – Association Vivre Son Deuil Suisse (2023)
- Dialogue sur les premiers secours en cas d’idées suicidaires – ENSA (2023)
- Travail de mémoire « La séparation parentale – Le vécu des parents face à celui de l’enfant lors d’une séparation parentale » (2024)
Autre
- Workshop « Gestion du temps et planification » – Amel Rizvanovic/Ambauen Psychologie (2025)
